jeudi 25 avril 2019
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Egypte : 305 morts, dont 27 enfants, dans l’attentat contre une mosquée

Une trentaine d’hommes armés ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles

Funérailles, prières, bandeaux noirs dans les médias : l’Egypte pleurait samedi les 305 personnes tuées la veille dans une mosquée, dont 27 enfants, l’attentat le plus sanglant dans l’histoire récente du pays. Toutes les victimes de l’attaque, l’une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont été inhumées samedi conformément à la tradition musulmane.
Le Parquet égyptien a indiqué qu’une trentaine d’hommes armés portant la bannière noire de Daesh avaient pris part au massacre des fidèles. Les assaillants, qui portaient des « masques et des uniformes militaires », ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles qui tentaient de fuir. Cette attaque, rarissime dans une mosquée égyptienne, a laissé le pays en état de choc.

1bda569_29129-rpaa7.mhjcxaQuelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l’attaque, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne de Daesh. Les avions ont visé « des véhicules utilisés dans l’attaque terroriste, tuant leurs occupants », a indiqué un porte-parole.

« Le terrorisme dans la maison de Dieu »

A l’aube, des milliers d’habitants de Mit Habib, un village voisin du lieu de l’attaque, ont assisté aux funérailles du directeur de l’école de Bir al-Abd, Al-Said Abou Eitta, et de son fils Ahmed, tous deux tués dans la mosquée. Des funérailles ont eu lieu dans toute la région.
À Ismaïlia, ville proche du canal de Suez dans le nord-est du pays, où les blessés ont été transportés pour être soignés, les proches se pressaient samedi aux abords de l’hôpital, attendant désespérément des nouvelles.
« Le terrorisme dans la maison de Dieu », déploraient samedi les médias qui arboraient des bandeaux noirs en signe de deuil.

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par Daesh qui considère les soufis comme des hérétiques et polythéistes, le plus grand péché de l’islam.
L’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée, a été condamnée par de nombreux pays étrangers dont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, l’Iran ou l’Arabie saoudite.

 

Source : @afp

A Propos La Rédaction

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