mercredi 22 novembre 2017
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LA COLORATION INDINGO ET LA METHODE DU « TIE and DYE » inventé par les femmes Sarakolé! (MALI SENEGAL MAURITANIE GAMBIE)

LA COLORATION INDINGO ET LA METHODE DU « TIE and DYE » (noue et colore) BIEN ORIGINAIRE D’AFRIQUE de L’OUEST inventé par les femmes Sarakolé!(MALI SENEGAL MAURITANIE GAMBIE)
#ET_ON_NE_PARLE_QUE_DE_WAXHOLLANDAIS_MADEIN_EUROPE
#SOUTENONS_NOS_ARTISANS_AFRICAINS
#ART_SECULAIRE_ET_MILLENAIRE

Ces Tissus et ces imprimés qui font notre Fierté en Afrique JE TIENS A VOUS LES MONTRER AFIN QU’on arrête de « COLLER LE WAX HOLLANDAIS A L’IDENTITÉ AFRICAINE QUAND NOS TISSUS ET PAGNES MADE IN AFRICA EXISTENT » ET QUE CESSE L’IDÉE STUPIDE QU’AVANT L’ARRIVÉE DES ENVAHISSEURS NOUS ÉTIONS TOUT NUS ET NE MAITRISIONS PAS L’ARTISANAT VESTIMENTAIRE!
ET QUE CHACUN DE NOUS CESSE D’AVOIR HONTE DE PORTER FIÈREMENT NOS TISSUS ET NOS IMPRIMES ET DE VALORISER NOTRE CULTURE CAR ELLE EST RICHE ET COMBIEN BELLE ET N’A PAS A SE SENTIR INFÉRIEURES AUX CULTURES OCCIDENTALES QUI S’INSPIRENT PAS MAL DES NÔTRES!

CES TISSUS SONT AUSSI DES SOURCES D’INSPIRATION DES VAGUES DE MODE ET SI NOUS PERDONS NOS CONNAISSANCES ET NOTRE SAVOIR FAIRE, NOUS RISQUONS DE CROIRE QUE CE SONT LES AUTRES QUI LES ONT INVENTES QUAND NOS ANCÊTRES QUI AVAIENT COMPRIS L’IMPORTANCE D’UTILISER LA NATURE INTELLIGEMMENT POUR SE NOURRIR ET SE VÊTIR, LES TRAVAILLAIENT DEPUIS DES CENTENAIRES VOIRE DES MILLÉNAIRES!

La fabrication de la teinture indigo, tradition séculaire en Afrique!!!

Le pigment indigo est issu du monde végétal et l’indican en est la substance tinctoriale.
Elle est contenue dans les deux plantes : le pastel (Isatis tinctoria) et l’indigotier (Indigofera tinctoria), ce dernier se retrouvant dans les régions chaudes du globe.

La teinture à l’indigo est pratiquée depuis l’Antiquité dans toutes les régions où poussent des plantes contenant de l’indican : en Afrique occidentale mais aussi en en Inde, en Indonésie, toujours à partir des feuilles fermentées et oxygénées, chaque région ayant ses secrets et variantes de fabrication …
En Afrique, principalement au Mali et en Guinée, les feuilles d’indigotier sont récoltées à la main, puis séchées, pilées et compressées pour fabriquer des boules de pâte d’indigo.

Comme l’indigo végétal n’est pas soluble dans l’eau, il faut le dissoudre à l’aide de produits réducteurs et d’alcali, sans produit chimique. L’extraction de l’indican par fermentation est longue et complexe. Chaque culture, chaque famille de teinturier a son propre mode de fabrication de l’indigo.

Après fermentation, les boules d’indigo sont réhydratées et on les mélange à des racines fixatrices et à de la cendre de bois dans des bains où on les laisse macérer jusqu’à ce que les feuilles libèrent leur substance tinctoriale et donnent une cuve remplie de bactéries.

On trempe alors le tissu dans cette mixture. Pour obtenir les motifs Tie and Dye sur le tissu, on réalise des petits nœuds ou attaches, avant de tremper le tissu. Le savoir-faire des attaches et de teinture se transmettent de génération en génération depuis des siècles parmi les familles teinturières.

Le tissu est ensuite retiré de la cuve, essoré et l’opération est répétée jusqu’à l’obtention de la couleur de bleu désirée. Les petits nœuds sont ensuite défaits pour obtenir les motifs Tie and Dye, uniques.

Contrairement aux teintures chimiques, la teinture à l’indigo naturel respecte l’environnement et la santé des teinturiers puisqu’elle :

Peu consommatrice d’eau :
un bain de teinture sert plusieurs fois; l’indigo naturel consomme une eau de rinçage largement inférieure aux teintures chimiques;

  1. – ne pollue pas le sol car les eaux usées sont entièrement issues de matières végétales;
  2. – respecte la santé du teinturier et de sa famille car elle n’utilise aucun produit chimique;
  3. – ne consomme pas d’énergie puisqu’elle repose sur le principe de la fermentation;
  4. – utilise des mordants végétaux qui serviront ensuite d’engrais.

Le mode de teinture à l’indigo aurait été inventé par une femme Sarakolé. Les femmes Sarakolés connaissent tous les secrets de la décoction, la macération et la fermentation des feuilles. Ce sont elles qui préparent les bains de teinture.

L’indigo est semé en août. Quelques mois plus tard, on procède à l’effeuillage. Les feuilles récoltées sont pliées, roulées en boules, puis mises à sécher.

Les enfants et les hommes n’aident que pour les décorations des tissus. Les motifs sont réalisées avec des « réserves », coutures ou ligatures de morceaux de tissus, afin de les préserver du bain de teinture. Par trempages et ligatures successives, on obtient différentes nuances de tons.

A Propos Assoua Possalekambi

Assoua Possalekambi

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