mercredi 22 novembre 2017
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C’est maintenant qu’il faut investir en Afrique estime Pierre Gattaz.

Profitant de nouvelles opportunités d’expansion qu’ouvrent certaines niches au potentiel prometteur, le patronat français veut élargir ses parts de marchés en Afrique. Le comité Afrique du Medef a levé le voile sur sa feuille de route 2017, dont l’objectif est de permettre aux entreprises françaises de faire face à la concurrence parfois agressive d’autres prétendants aussi présents sur le continent.

Désormais, le patronat français fait de l’Afrique la priorité de ses investissements. Déjà en 2016, le Medef avait intensifié le lobbying à travers des manifestations. La dernière en date fut celle tenue en marge du sommet Afrique-France de janvier dernier à Bamako au Mali. Dans le même sillage le comité Afrique du Medef International a présenté à Paris, sa feuille de route 2017, devant des diplomates et chefs d’entreprises africains, ainsi que  des représentants  de certaines administrations françaises. Ce fut l’occasion pour les responsables du patronat français de présenter le bilan des activités menées en 2016 et les projets d’actions pour l’année en cours.

En 2016, la branche Afrique du Medef a présenté ses actions qui ont représenté 30% de ses activités à l’internationale, soit une progression de 41% par rapport à 2015. Une cinquantaine d’événements ont ainsi été organisés, dont l’accueil de 14 chefs d’Etat et de gouvernement africains à l’occasion de leurs visites officielles à Paris.

L’Afrique, terre des niches pour le Medef

Pour le président du Medef, Pierre Gattaz, « l’Afrique, avec ses immenses opportunités, est le continent de tous les possibles » et « les entreprises françaises disposent d’un véritable savoir-faire exportable », a ajouté le président du comité Afrique du Medef, Patrice Fonlladosa et président de Véolia Afrique et Moyen-Orient. Le Medef mise sur de nouvelles niches en Afrique, notamment dans des secteurs à haute valeur ajoutée des nouvelles technologies ou de l’adaptation au changement climatique ou encore dans l’agroalimentaire et des villes intelligentes et durables. Le Medef prévoit des missions thématiques dans les prochains mois  en Afrique de l’Ouest et de l’Est, notamment: en Côte d’Ivoire; Sénégal; Niger; Bénin; Soudan; Kenya et en Zambie, « pour mieux faire connaître et de façon pragmatique, l’Afrique aux entreprises françaises ».

Vers une nouvelle approche du marché africain

Face à la concurrence des entreprises en provenance de pays émergents (Chine, Brésil, Turquie, Inde, Brésil), le Medef Afrique compte sur une nouvelle approche pour accompagner les entreprises françaises sur le marché africain. Au préalable, disposer d’un véritable matelas financier en s’appuyant sur l’Agence française de développement (AFD) ou l’Union européenne (UE). Concernant l’UE, le patronat français va renforcer ses partenariats avec des entreprises des pays de l’UE et les fédérations sectorielles européennes.

Dans sa stratégie offensive, le Medef Afrique va demander l’intégration de certains critères dans les appels d’offre des institutions de développement françaises ou européennes, dont la RSE en vue de sortir de la course les concurrents en provenance des pays émergents. Il s’agit ici d’éléments qualitatifs.

Mais cette stratégie ressemble fort bien à celle de la Chine qui offre « tout en un (financement et main-d’œuvre ».

@Noël Ndong

A Propos La Rédaction

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